Projet Oxylane : Présentation

Quel est ce projet dont la presse et nos élus (Mairie de Saint Clément de Rivière, Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup) nous parlent en ce moment (fin 2014) ? L’enquête publique s’est terminée le 27 Octobre 2014 et l’avis du commissaire enquêteur a été rendu le 20 novembre 2014.

L’impact économique.

L’opposition a proposé lors du Conseil municipal du 25/11/2014 de fixer une taxe d’aménagement supérieure à la taxe classique de 5% à laquelle chacun d’entre nous est assujetti en cas de construction d’une maison ou d’agrandissement. Il est en effet possible de fixer pour les zones à caractère spécifique et notamment commercial une taxe comprise entre 5 et 20%, ce qui aurait constitué une rentrée financière non dénuée d’intérêt. Par ces temps difficiles, quand les ressources des collectivités s’appauvrissent inéluctablement, pourquoi refuser une telle mesure et choisir de continuer à augmenter les impôts locaux des concitoyens ?
En termes économiques, quel sera l’impact de l’implantation d’enseignes concurrentes (Décathlon, O’Terra, Truffaut,…) à quelques encablures du centre commercial de Trifontaine et du commerce local que représente le Boulidou mais aussi à proximité de Montferrier, de Clapiers et Jacou ? Que deviendront demain le cycle Bonnet, la boucherie Gras, la fleuriste « Pivoine » ou l’ enseigne Botanic ? Une baisse, même de 10 à 20 % de la fréquentation, peut mettre un petit commerce en grande difficulté. Que feront Intersport Saint Clément et Jacou pour contrer un adversaire redoutable et deux fois plus gros qu’eux ? Comment garantir la création de 200 emplois nets quand on connaît l’incidence inéluctable de ce type d’ouverture sur tous les emplois alentours (la fermeture de DECATHLON Saint Jean de Védas est déjà annoncée) ?

Des paroles aux actes :

« Commerçants et Artisans de proximité, à commencer par le Boulidou. C’est donc l’occasion de vous inciter une nouvelle fois à faire appel à leur savoir-faire, et d’utiliser nos commerces de proximité : une bonne façon de les aider en pensant à l’emploi des jeunes… et au carburant économisé (…) » Éditorial hors-série revue municipale numéro 16 de 2012- 2013.

L’avis du commissaire-enquêteur :

(…) se situant en bordure d’un grand axe, la RD 986, route de Ganges, ce projet pourra ainsi capter une partie de la population qui se rend à son travail ou qui se déplace pour ses besoins domestiques. (…) Oxylane aura un impact sur les autres commerces localement installés. Je ne pense pas qu’il sera aussi important que certains le craignent. En ce qui concerne INTER SPORT, son offre commerciale est différente de celle de DECATHLON. (…) Pour les autres activités, et, notamment, le centre commercial «Le Boulidou », je pense que les habitués continueront de s’y rendre en raison de l’éloignement du projet Oxylane. (…) Ces activités génèreront des emplois. Il est difficile de préciser le nombre d’emplois nets qu’il en résultera, même si je pense que la destruction d’emploi dans les entreprises localement installées ne sera pas très importante (…).

Ne nous voilons pas la face :

L’impact de l’arrivée de ce genre de commerces en périphérie a un impact connu et reconnu sur les petits commerces. Nous citerons l’article du journal les échos :

“La crise des centres-villes doit beaucoup à la multiplication des zones commerciales en périphérie. Et pourtant, elles n’en finissent pas de se multiplier suivant un scénario bien rodé. A grand renfort de communication, des promoteurs promettent aux élus d’implanter en périphérie des « centres commerciaux de nouvelle génération ». Fini l’urbanisme anarchique, les panneaux publicitaires tous azimut et les zones commerciales sans âme. Grâce aux « centres de nouvelle génération », assurent-ils, les villes bénéficieront de nouveaux lieux de vie et de nouvelles activités ”totalement complémentaires” des commerces du centre-ville. Sans oublier la création d’”emplois durables”, bien sûr.”www.lesechos.fr

L’auteur rajoute :

“Convaincus d’avoir obtenu des garanties suffisamment solides, les politiques finissent par accepter. Malheureusement, une fois les signatures obtenues, beaucoup de promoteurs oublient leurs promesses de non-concurrence et cherchent à mettre les élus devant le fait accompli en changeant la nature des activités finalement implantées. (…) Cette technique du pied dans la porte, on la retrouve malheureusement partout en France. Aucune région n’en a l’exclusivité. Ni aucune tendance politique.” www.lesechos.fr

Aussi soyons exigeants, soyons vigilants.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

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